Videurs menteurs?

Lorsqu\'il s\'agit de bagarre, différencier les agresseurs des agressés peut parfois se révéler difficile. L\'affaire qui se jugeait jeudi à Vesoul fait partie de ce genre d\'histoire un peu louche, où tout le monde accuse tout le monde, et où les versions des faits varient étrangement selon les témoins.

A première vue, les victimes sont deux frères passés à tabac par les quatre videurs d\'un bal monté en mars dernier, dans le secteur de Gray. Des photos attestent de la violence des coups qui avaient menés les deux hommes à l\'hôpital.
Quant à savoir qui sont réellement les auteurs de ces coups, c\'est autre chose... Les videurs clament en effet leur innocence, soutenus par leur employeur. Ils auraient seulement giflé et gazé le plus jeune des deux frères, âgé de 25 ans, afin de \"calmer\" celui-ci. Le jeune homme, ivre, avait en effet été mis à la porte du bal.
C\'est sur le parking que les choses se sont envenimées. La victime accuse les videurs de l\'avoir frappée avec une barre de fer. Les employés en question déclarent quant à eux que le frère aîné du jeune homme, appelé à la rescousse, les a menacé d\'une hache. Juste un bâton selon les frangins.
Les videurs ajoutent ensuite que leur soi-disant victime les a copieusement insulté, et même menacé de mort. Version que nie bien entendu l\'intéressé...

A la question principale, qui est \"qui a tabassé les deux frères?\", les videurs ont leur petite idée : sans doute des skinheads. Ceux-ci seraient nombreux dans le secteur...
Ou alors des clients du bal monté, qui n\'avaient pas apprécié l\'attitude du petit frère, ivre rappelons-le.
Bref, beaucoup de suppositions, mais guère d\'affirmations.

Vous n\'avez pas tout suivi à cette histoire de videurs, de frères, et de skinheads fantômes? Ne vous inquiétez pas : le tribunal n\'a pas tout compris lui non plus. C\'est pourquoi il se laisse quelques semaines de répit, le temps de démêler tout cela.
Rendez-vous donc le 17 octobre pour un nouveau passage en justice, avec espérons-le quelques nouveaux témoignages qui viendront éclaircir tout cela.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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