Pédagogie routière

Qui a dit que les contrôles autoroutiers avaient pour seul objectif de renflouer les caisses de l\'état? Les gendarmes de l\'escadron départemental de sécurité routière du Territoire de Belfort se sont employés mercredi matin à prouver le contraire.
A l\'occasion de la semaine de la Sécurité Routière, un contrôle routier pédagogique a en effet été mis en place à Bessoncourt. Le principe? Les automobilistes ayant commis un petit excès de vitesse pouvaient choisir entre payer une contravention ou suivre un mini-stage de sensibilisation à la sécurité routière, dispensé sur place.
Au programme : des vidéos d\'accidents et un simulateur de freinage. De quoi mieux se rendre compte des dangers de la vitesse, qui augmente le temps de réaction et les distances d\'arrêts.
Une initiative qui a apparemment beaucoup plu aux contrevenants : sur les 18 personnes contrôlées ce matin-là en léger excès de vitesse, une seule préféra payer une amende de 45€ et perdre un point.

Pour d\'autres automobilistes en revanche, le choix était plus restreint. En cas d\'infraction supérieure à 20km/h, l\'amende était en effet obligatoire, mais pas le stage de sensibilisation.
Quant au conducteur qui a franchi une ligne continue à 147km/h au lieu de 90km/h, et ce sous les yeux des gendarmes, la question de la punition ou de la pédagogie ne s\'est pas posée. L\'homme a en effet dû repartir sans permis, mais avec une convocation au tribunal.

Les contrôles routiers pédagogiques auront donc fait des heureux dans le Territoire de Belfort. Les conducteurs pressés retiendront-ils pour autant la leçon?
L\'avenir nous dira si l\'explication est plus efficace que la répréhension.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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