Travaux pharaoniques à la Malate

La passerelle de la Malate prend forme... Le jeudi 1er octobre, le dernier élément métallique de ce pont d\'acier de 300 mètres de long a été installé. L\'occasion de revenir sur un chantier impressionnant, de par son coût tout d\'abord (plus de 3,5 millions d\'euros), mais également à cause des engins employés.

Une grue télescopique d\'une capacité de 350 tonnes de levage a en effet été utilisée afin d\'installer les quatre éléments métalliques de la passerelle. Ceux-ci mesurent entre 19 et 26 mètres de long, pour un poids de 26 à 38 tonnes.
La grue qui les a déplacés a des mensurations tout aussi imposantes. Lorsqu\'elle est dépliée, elle mesure 56 mètres de haut. Mais elle ne peut alors soulever que 40 tonnes au maximum (soit l\'équivalent d\'un semi-remorque chargé).
Pour les grandes occasions, cette grue se replie et peut alors soulever jusqu\'à 350 tonnes. Un exercice qui reste assez rare, les objets de plus de 300 tonnes n\'étant pas des plus fréquents.

Mais revenons à la passerelle de la Malate. Après plus d\'un an de travaux, celle-ci devrait être mise en service au printemps 2010. Elle sera réservée aux modes de transports doux, tels que la marche ou le vélo, et sera accessible aux personnes à mobilité réduite.
Construite au niveau du barrage de la Malate, elle reliera le chemin des Près de Vaux à la Véloroute, et traversera le Doubs ainsi que le canal écluse.
D\'un coût global de 3,56 millions d\'euros, cette passerelle aura été financée par le Grand Besançon (1 853 720€), par le Conseil Général du Doubs (900 000€), par l\'Europe (506 280€) et enfin par l\'Etat (300 000€).
Ce projet, construit dans le respect de l\'environnement, a été salué par l\'architecte des bâtiments de France pour \"sa parfaite intégration dans le paysage de la vallée du Doubs\".

Laure Godey
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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