Besançon : Tout bénef

Comme toujours, l'argent est le nerf de la guerre ! Et dans celle qui l'oppose aux autres prétendants à la très convoitée mairie bisontine, le candidat UMP Jacques Grosperrin l'a bien compris. Sa dernière promesse en cas d'élection ? Ramener de 17 à 11 euros le montant de l'amende pour mauvais stationnement, dès mars 2014. Une manœuvre utile selon lui à… « rebooster [le] centre-ville et son pourtour commerçant ».

Pour ceux qui réclamaient des propositions claires et précises, celle-ci a le mérite de l'être en se voulant ouvertement démago. D'autant plus d'ailleurs qu'au-delà du motif évoqué, rien ne permet pour le moment d'affirmer qu'elle pourra se concrétiser dans pareils délais.

Car si à l'avenir la dépénalisation des PV de stationnement (votée jeudi dernier par les députés) devrait bel et bien permettre aux communes de fixer elles-mêmes le prix de la contravention, l'application de cette mesure ne devrait théoriquement prendre effet que deux ans après la promulgation du projet de loi dans laquelle elle s'inscrit. Autrement dit, ce ne serait pas dans trois mois la veille.

Mais les déceptions étant de toute façon le lot commun des électeurs, ça ne coûte rien de faire naître quelque espoir chez certains, aussi illusoire soit-il !

Pour le reste, il est à noter que les automobilistes habitués à payer consciencieusement leur place de parking devraient quant à eux profiter d'un « système de tarification dynamique avec des parcmètres dits "intelligents" ». Une « Technologie » censée « remédier à une injustice flagrante et empêcher de nombreux véhicules de stationner sans payer ».

Bref, on ne sait pas encore comment, mais tout le monde y gagnerait !



Communiqué de Jacques Grosperrin (13 décembre)

« Cette nuit à l’Assemblée nationale, les députés ont transféré la gestion des amendes de stationnement aux communes. Si le Conseil constitutionnel confirme cette décision, ce sera la fin de l’harmonisation des contraventions. L’intégralité des sommes perçues seraient alors versées aux recettes de la ville. La ville de Besançon pourra décider du montant, actuellement à 17 euros.

Heureusement, connaissant la surenchère fiscale de la municipalité sortante, la loi encadre et propose un plafond maximal correspondant au coût jour d’un stationnement (1.20€/h à 1.50€/h selon les zones pour temps jour de tarification). Nous serions donc en moyenne à un coût maximum de 15 euros.

Mais d’ores et déjà je peux annoncer que dès mars 2014, je reviendrai au tarif précédent de 11 euros. Loin de moi l’idée de lancer une surenchère. Cette décision politique répond au programme que je vous présenterai début février 2014 : plan d’urgence « commerce » où je veux voir l’accès et le stationnement facilités pour rebooster notre centre ville et son pourtour commerçant. Mais c’est aussi abaisser la pression fiscale sous toutes ses formes. Cette décision, je l’ai prise de concert avec Odile FAIVRE-PETITJEAN (MoDem) et Philippe GONON (UDI).

Le ras-le-bol est réel et dangereux pour notre système de budgétisation des collectivités, même sur le plan national. A trop tirer sans juste équilibre… Évidemment je ne toucherai pas l’assiette, à savoir le prix de stationnement. Enfin je ne suis pas dupe et je sais que mes détracteurs seront nombreux à m’attaquer sur une légèreté en termes de gestion de l’équilibre budgétaire. J’annonce donc également que je mettrai en place un système de tarification dynamique avec des parcmètres dit « intelligents ». Cette technologie élaborée ici même à Besançon doit pouvoir se déployer prioritairement dans nos rues. Ce système permettra, de plus, de remédier à une injustice flagrante et d’empêcher de nombreux véhicules de stationner sans payer. Vous m’avez compris, les recettes vont tout de même être sauvegardées.
»

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Publié le lundi 16 décembre 2013 à 15h55

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