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 Une brève histoire des gilets jaunes à Besançon
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« Les gilets jaunes » est un mouvement né en octobre 2018 et structuré de manière informelle.

Cependant, on peut remonter plus loin puisque des signes avant-coureurs de mécontentement se font de plus en plus visibles dès l'été 2018.

À ce moment, de grands rassemblements ont lieu partout en France pour militer contre la baisse de la vitesse à 80 km/h sur les routes. On peut noter que la Haut-Saône est un des départements les plus actifs dans cette lutte.

Dans le même temps, une pétition en ligne contre la hausse du prix des carburants est lancée en mai 2018 par une citoyenne, Priscillia Ludosky. Cette pétition est un succès et est partagée massivement sur les réseaux sociaux ce qui lui permet d'obtenir des centaines de milliers de signatures.

Les messages du même type, relayés par les Internautes, trouvent un écho particulièrement favorable sur Facebook qui permet une diffusion rapide des informations.

Il faut alors attendre le 10 octobre 2018 pour que deux personnes lancent le premier appel à manifester : Éric Drouet et Bruno Lefevre, présentent sur les réseaux sociaux un appel au « blocage national contre la hausse du carburant ».

Jacline Mouraud, une autre figure du mouvement, participe activement à la diffusion de ce message sur Facebook ce qui lui permet de communiquer des informations via des vidéos à plusieurs millions de personnes.

La manifestation a lieu le 17 novembre 2018 et prendra la forme de blocages de routes, centre commercial et rond-points.

Dans le Doubs et à Besançon, les gilets-jaunes se concentrent dans les secteurs de Chateaufarine, École-Valentin ou Beurre. Les revendications sont assez simples : on demande moins de taxe et plus de service public. La notion de justice sociale commence à être revendiquée et la mesure du remplacement de l'impôt sur la fortune par l'impôt sur la fortune immobilière fait largement débat.

Les blocages sont particulièrement virulents pour cette première journée d'action et des vidéos filmées à Besançon font rapidement le tour des réseaux sociaux. Youtube permet là encore une diffusion rapidement et virale des images des blocages, assurant une publicité au mouvement.



Dans le week-end du samedi 17 et du dimanche 18 novembre, la grogne s'exprime aussi fortement contre les radars automatiques. Plus de la moitié des radars du Doubs seront détruits dans les semaines qui vont suivre.

Dès le 18 novembre 2018, tous les pronostics quant à l'avenir du mouvement sont déjoués : certains gilets jaunes s'installent au bord des routes et se relayent. Ils s'installent alors pour une durée indéterminée.

Rapidement, un nouvel appel à la mobilisation est lancé pour le samedi suivant : le 24 novembre 2018.

Le matin du 24, ce sont les transports en commun qui trinquent : à Besançon le réseau de bus et de tramways Ginko est largement perturbé.

C'est aussi ce samedi 24 novembre 2018 que les vrais premiers heurts avec les forces de l'ordre ont lieu. Près du centre commercial de Ecole-Valentin, la tension est palpable en fin de journée et les premiers affrontements ont lieu. Certains commerces décident de fermer pour quelques heures le temps que la situation se calme.

Les revendications évoluent aussi et on entend les premiers slogans « Macron démission » avec des demandes d'augmentation du salaire minimum.

Pour la première fois, les gilets jaunes ont défilé dans le centre-ville de Besançon.

Les violences et l'attention des médias étant fixée sur le mouvement des gilets jaunes, une autre manifestation contre les violences sexistes, planifiée depuis longtemps, a lieu dans une quasi indifférence.

La protestation continue toute la semaine pour les gilets jaunes de Besançon et du Doubs. Petit à petit, les points de blocage se structurent : on amène de la nourriture, des boissons chaudes et des équipements. On voit donc apparaître les premiers campements de fortune au bord des routes et des ronds-points.

À Besançon, les gilets jaunes tentent toujours de paralyser l'économie locale, comme avec le blocage de l'entrepôt Easydis.

Un nouvel appel à manifester est lancé pour le samedi suivant : le 1er décembre 2018.

Le jeudi 29 novembre, le chauffeur d'un camion de la banque alimentaire dérape : il donne des vivres aux manifestants « gilets jaunes » qui bloquent l'entrepôt Easydis.

Or, ces aliments avaient été confiés à la banque alimentaire par Easydis pour être distribués aux nécessiteux et non à des manifestants.

La manifestation du premier décembre 2018 est marquée par une mobilisation moins importante mais par quelques incidents graves, comme l'arrestation d'un homme qui a blessé des gendarmes venus pour apaiser des tensions sur le secteur d'Ecole-Valentin. L'homme écopera de 10 mois de prison.

Les lycéens rejoignent aussi le mouvement. Mais, cela ne durera que quelques jours en raison des vacances scolaires de Noël.

Le 4 décembre 2018, le gouvernement annule la hausse des taxes sur les carburants.

Un nouvel appel à manifester est lancé pour le 8 décembre 2018 avec une nouveauté : les actions seront cette fois concentrées sur le centre-ville de Besançon.

Le 8 décembre, les manifestants se réunissent aux points de blocages habituels mais se rassemblent aussi au centre-ville. Des affrontements ont lieu à différents endroits de la ville.

Les commerçants du marché de Noël de Besançon ont vu leur nombre de visiteurs largement diminuer en raison de gaz lacrymo lancés sur le secteur de Granvelle pour disperser les manifestants. On note aussi les premiers affrontements violents devant la préfecture.

Les slogans évoluent encore et les gilets jaunes demandent un Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC).

Le 10 décembre, le président Emmanuel Macron annonce différentes mesures dont l'augmentation du SMIC de 100€ à partir du premier janvier 2019.

Au même moment, le préfet du Doubs, publie un décret dont l'objectif est de chasser les gilets jaunes de cabanes et points de blocage du département, à commencer par la zone de École-Valentin. Les derniers campements sauvages du Doubs seront détruits le 19 décembre 2018.

Le samedi 15 décembre 2018, une nouvelle manifestation a lieu et les gilets jaunes reprennent leurs opérations de blocage et de filtrage habituelles. Une nouvelle fois, des tensions et des affrontements ont lieu dans le secteur de la préfecture de Besançon où des CRS doivent intervenir pour stabiliser la situation.

On compte à ce moment 1000 manifestants, presque deux fois moins qu'au début du mouvement.

Le nombre de mobilisés diminue à l'approche de Noël et les blocages et barrages en semaine sont de l'histoire ancienne à Besançon.

Par contre, de nouvelles manifestations ont lieu le samedi 22 décembre 2018. Là encore, c'est la préfecture qui est visée par les gilets jaunes auxquels se mêlent des casseurs prêts à se battre contre les forces de l'ordre. Des engins explosifs ont été utilisés par des casseurs durant la manifestation.




Le nombre d'interpellation double pour cette journée (par rapport au samedi précédent) et le préfet du Doubs annonce « C'est désormais le temps du dialogue et de la concertation ».

Avec encore 700 manifestants pour le samedi 22 décembre 2018 à Besançon, le mouvement des « gilets jaunes » faibli mais ne meurt pas.

Un nouvel appel a déjà été lancé par Eric Drouet, une des figures du mouvement, pour le 12 janvier 2019. Personne ne peut dire aujourd'hui combien de temps le mouvement des gilets jaunes durera encore.
actualités Besançon Publié le lundi 24 décembre 2018 à 09h39
Nos articles sont rédigés en compilant des informations issues des enquètes réalisées par nos reporters, de sources officielles, des participations des internautes, de blogs, de l'Agence France Presse (AFP), l'Est Républicain, France 3, France Bleue, La Gazette, MaCommune, Plein Air, Le Progrès, Le Pays. Les illustration (photos ou dessins) n'ont pas de rapport avec l'article
Réaction de KenM
“Le préfet dit "pas de blocage" et les gilets jaunes arrêtent tout. Coïncidence ?????”
actualités BesançonEnvoyée le lundi 24 décembre 2018 à 13h34
Réponse de Maurice CURIE
“Le préfet a fait du zèle, alors que dans les hautes sphères (qui ne valent pas un pet-de-nonne à mes yeux) on a laissé jusqu'au 28 décembre pour plier bagage à proximité des ronds-points, lui a employé les grands moyens et fait dégager tout le monde.

Si ce n'est pas du zèle, sinon un abus de pouvoir, ça y ressemble.”
actualités BesançonEnvoyée le lundi 24 décembre 2018 à 14h50
Réaction de Maurice CURIE

ARTICLE D’UNE GRANDE PRÉCISION ET D’UNE GRANDE QUALITÉ. ÉDIFIANT EN DIABLE. BRAVO À SON AUTEUR ! ”
actualités BesançonEnvoyée le lundi 24 décembre 2018 à 14h54
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